Lord Huron était la tête d'affiche de place George-V, mercredi. La popularité de Kesha n’a finalement pas été trop nuisible pour Lord Huron et Dope Lemon. Les deux formations américaines et australiennes ont attiré plusieurs milliers de festivaliers à place George-V.
À voir les foules qui se dirigeaient vers les Plaines, en début de soirée, il y avait de quoi s’inquiéter pour la qualité de l’ambiance devant la scène double du FEQ. Peu de spectateurs sont arrivés tôt sur le site. Vers 20 h, juste avant la performance de Dope Lemon, bon nombre de festivaliers ont convergé vers place George-V. Les spectateurs qui connaissaient ou non les deux groupes principaux ont eu droit à
une magnifique soirée. S’il n’y a pas eu de grandes surprises sur scène, les musiciens ont toutefois livré de superbes performances qui ont enchanté nos oreilles. Mené par le chanteur et guitariste Ben Schneider, Lord Huron a d’ailleurs captivé les festivaliers avec une mise en scène léchée.
Le groupe américain est débarqué sur scène avec l’univers de son plus récent opus, The Cosmic Selector. Le mystérieux jukebox, qu’on retrouve sur la pochette de l’album, était d’ailleurs sur scène aux côtés des artistes. Une fausse cabine téléphonique, quelques animations vidéo et des éclairages dynamiques ont également bercé plusieurs chansons.
Au fil de la soirée, Lord Huron n’a toutefois pas concentré sa performance sur ses plus récentes créations. Au contraire, on a beaucoup navigué entre ses différents albums, remontant même jusqu’à Lonesome Dreams (2012) et Strange Trails (2015).
Les artistes talentueux et complices nous ont offert de belles envolées musicales tout au long de la soirée. Succès fort attendu, The Night We Met a évidemment ravi la foule. La chanson, utilisée dans la populaire série 13 Reasons
Why, a fait naître beaucoup d’émotions au sein des festivaliers. Dope Lemon Il n’était peut-être pas le groupe qui jouait officiellement le plus tard, mais Dope Lemon était attendu par de nombreux admirateurs. Près du tiers de place George-V s’est vidé après le spectacle...
Et parions qu’ils étaient pour la plupart satisfaits de leur soirée. La formation australienne, menée par le chanteur Angus Stone, a certes livré au départ une performance assez statique, même avec cinq mascottes qui allaient et venaient ponctuellement au fil des morceaux.
Il a fallu attendre la cinquième chanson pour que les artistes se réchauffent et bougent davantage sur scène. Angus Stone a ensuite offert un petit cadeau aux festivaliers qui apprécient son projet musical Angus et Julia Stone (celui qu’il mène avec sa sœur). Pendant son interprétation de Little Whiskey, il y a eu sur scène un déclic, qui s’est même ensuite étendu jusqu’à la foule pendant Golden Wolf... Une vague d’énergie qui ne s’est jamais arrêtée.
L’artiste de 40 ans a ensuite piqué la curiosité de la foule avec un objet qu’on voit peu sur scène, un sitar. L’instrument a eu son petit effet captivant tout au long de la magnifique Honey Bones.
«Comment ça va Québec? Je ne vous entends pas! Vous sonnez comme Vancouver!
Comment ça va Québec?», a rigolé plus tard l’un des artistes. Dans un moment de complicité avec la foule, les musiciens ont d’ailleurs improvisé quelques notes sur «ohé ohé ohé ohé» avant que le chanteur principal remonte sur scène pour son rappel. Dope Lemon a alors conclu avec Home Soon.
Leif Vollebekk Leif Vollebekk a eu droit à une foule beaucoup plus vaste que les groupes qui l’ont précédé, mais celle-ci était toutefois un peu moins attentive.
Dans un franglais complètement assumé, le sympathique chanteur originaire d’Ottawa et basé à Montréal s’est tout de même adressé aux festivaliers à quelques reprises, les remerciant pour leur présence.
Dommage que l’attention du public n’ait pas été complètement dirigée envers l’artiste. Car celui-ci a insufflé beaucoup d’énergie à sa proposition. Bien accompagné par quelques musiciens, il a lui-même alterné entre son clavier, un harmonica (sur Moondog) ou encore
la guitare électrique pour une finale enlevante sur Hot Tears. Billianne Les relations avec les amis et les amours qui tardent à naître ont animé plage George-V en début de soirée. Avec ses chansons folk qui flirtent avec la pop, l’artiste ontarienne Billianne a rapidement déposé les bases de son univers.
Malgré des musiciens un peu statiques, la chanteuse enjouée a réussi à conserver l’attention de la petite foule qui se formait tranquillement devant elle. Plusieurs morceaux de son premier album Modes of Transportation (2025) ont ponctué sa prestation... Mais la jeune femme dans la vingtaine a aussi interprété la chanson Simply The Best de Tina Turner.
Une reprise tout en douceur qui collait particulièrement bien à son univers. The Pairs La soirée a débuté tout en beauté avec le groupe ontarien The Pairs. «Merci d’être venus si tôt!», a lancé le trio de jeunes femmes, reconnaissantes de jouer devant quelques dizaines de festivaliers attentifs.
La formation, composée des musiciennes Renee, Hillary et Noelle, a livré une performance épurée, tout en simplicité. Sans véritable décor ou éclairage (comme c’est souvent le cas pour les premières parties de place George-V), leurs chansons n’étaient appuyées que par une guitare ainsi que leurs trois voix... Et elles n’avaient pas besoin de plus. À travers leur court programme de six chansons, elles ont proposé des harmonies toujours justes que ce soit sur la douce Feel This Bad ou encore sur l’entraînante Jimmy’s Got a Gun.
Le Festival d’été de Québec se poursuit jusqu’au 19 juillet. Pour suivre notre couverture complète de l’événement, c’est ici.
- Published
- Jul 15, 2026
- Updated
- Jul 15, 2026
- Source
- Le Soleil
- Category
- Entertainment
- Read time
- 4 min
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