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François Tétreault, du Festival de la chanson au tennis

Le nouveau président des Championnats Banque Nationale voit de grandes similitudes entre les arts et le sport.

François Tétreault, du Festival de la chanson au tennis
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Le nouveau président des Championnats Banque Nationale voit de grandes similitudes entre les arts et le sport.

À 70 ans bien sonnés, Tétreault en est à sa première édition à titre de président du tournoi. Et l’homme, qui a aussi dirigé Orford Musique, semble détendu, pas du tout intimidé par le nouveau défi qui s’offre à lui.

«Des gens disent: “François Tétreault au tennis? C’est pas un gars de sports ça, c’est un gars des arts!”, raconte-t-il en riant. Mais vous savez, un événement culturel et un événement sportif, c’est la même affaire: c’est un spectacle, ce sont des personnes qui livrent une performance.

Parfois, c’est avec un micro dans les mains et parfois, c’est avec une raquette.» À la tête du Festival de la chanson de 1999 à 2006, Tétreault a laissé sa marque. Au moment où il a démissionné, l’auteur de ces lignes, qui écrivait principalement sur les arts à cette époque, avait parlé de lui comme d’un grand réformateur. L’arrivée des groupes, puis l’abolition des catégories et la création de la défunte tournée des lauréats ont compté parmi ses principales initiatives.

«J’ai renoué avec le tournoi en 2022 lorsque je suis revenu m’établir à Granby après des séjours à Montréal [il était agent d’artistes], Orford et Ulverton

[où il cultivait l’ail sur une ferme]. Pendant que j’étais ici, je venais au Challenger, comme on l’appelait à l’époque, à tous les ans. J’ai toujours adoré l’événement, j’ai toujours adoré l’ambiance.»

«Quand feu Alain Faucher m’a dit: “Tu devrais t’impliquer, tu serais un atout pour le tournoi”, ça m’a parlé. Mais je ne croyais pas que j’allais devenir président quelques années après! »

— François Tétreault Tétreault l’avoue bien candidement: ça ne se bousculait pas aux portes pour succéder à François Brodeur, l’ex-président du conseil d’administration, et à Patricia Simard, qui était directrice générale, au moment où il a accepté le poste l’automne dernier. Appuyé par le jeune William Beaulieu, responsable des opérations, il n’en mène pas aussi large qu’Alain Faucher à l’époque, mais le tournoi l’occupe pour la peine.

«Depuis trois mois, je dirais que je passe 40-45 heures par semaine sur le tournoi. Évidemment, c’est mon premier. Mais sur une année complète, ça devrait représenter une vingtaine d’heures par semaine.

Et ça, c’est parfait.» Car il n’est pas rendu à se bercer dans son salon en regardant la télé. Il a encore besoin que ça bouge, il a encore besoin de savoir qu’il a quelque chose à faire en se levant le matin.

«L’ennui, c’est mortel. Quand j’ai parlé à ma conjointe [elle-même bénévole aux Championnats Banque nationale] de la possibilité de prendre le tournoi en main, elle m’a fortement encouragé à le faire.

Elle me connaît, elle sait que j’ai besoin d’avoir un défi devant moi.» En regardant l’action sur les courts des Tennis St-Luc, Tétreault se revoit sur ceux de la paroisse St-Joseph, dans son jeune temps. «On ne parle pas de la même qualité de jeu, mettons, mais j’étais toujours sur le terrain.

Ma mère devait envoyer mon frère me chercher pour que je vienne souper ou que je vienne me coucher! Mon amour pour le tennis remonte à très loin...» Observer À l’époque où il dirigeait le tournoi, Alain Faucher regardait toujours en avant de lui.

Ne pas avancer, pour lui, c’était reculer. François Tétreault a des idées, il a déjà apporté des améliorations cosmétiques au site (comme l’ajout d’écrans géants au central et la Zone des Championnats, qui a aussi son écran géant), mais il estime être davantage en mode observation cette semaine. «Je veux regarder autour et je veux écouter les commentaires de la clientèle.

On sait qu’il y a des choses à voir, des choses à améliorer. Les associations de tennis (ATP et ITF) ont des demandes, il faut s’y attarder. On a jasé avec les gens de la Ville au cours de l’hiver et on n’a pas besoin de les convaincre de l’importance du tournoi.

J’ai senti beaucoup d’ouverture.» Tétreault sait fort qu’il manque de terrains (des voyages se font parfois à Waterloo pour les entraînements) et que le bâtiment des Tennis St-Luc ne fait plus le travail depuis longtemps.

«On est à l’étroit, c’est certain. Demander un véritable stade de 2500 places à la Ville pour une semaine dans l’année, ça m’apparaît très audacieux.

Est-ce qu’on peut améliorer ce qu’on a? J’aimerais qu’on ait un véritable plan à

long terme, disons un plan de cinq ans, pour travailler le site.» — François Tétreault L’homme est réaliste. Non, il ne rêve pas au retour d’un tournoi de type 250 de la WTA «parce qu’on est à

Granby et qu’on n’a pas ce qu’il faut pour ça». Mais il aimerait que les Championnats Banque Nationale, rétrogradés au rang de Challenger de type 75 et W75, reviennent au moins au niveau qu’ils ont déjà été. En 2023 — et en langage plus clair —, le tournoi offrait une bourse totale de 230 000 $ en devises américaines, en comparaison à 167 000 $ cette année. Mais là, Tennis Canada aura aussi son mot à dire.

«On est fiers de notre tournoi. J’arrive ici tôt le matin et quand je vois les bénévoles débarquer sur le site d’un pas décidé, le sourire aux lèvres, je suis content, j’aime ça.

Et on va faire ce qu’il faut pour garder cette belle fierté qu’on a à présenter un beau tournoi de tennis professionnel chez nous.» Non, François Tétreault ne semble pas vouloir être un président d’honneur.

Published
Jul 14, 2026
Updated
Jul 14, 2026
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La-voix-de-lest
Category
Entertainment
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4 min
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PublishedJul 14, 2026
UpdatedJul 14, 2026

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PublishedJul 14, 2026, 1:02 AMThis story was published by BC Post.
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